Cimetière de l'Est

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Albert MARTIN

1905-1942

Résistant
Cimetière de l'Est
Section 19C Rang 1 Tombe 5

Albert Martin est né dans le quinzième arrondissement de Paris le 18 mars 1905. Il épouse Yvonne et vit à Rennes, au 10 rue Joseph Sauveur. Ensemble, ils ont un petit garçon.
Fils de cheminot, il travaille lui-même à la SNCF en tant qu'ajusteur, dans les ateliers de vernissage à Rennes. Militant du parti communiste, interdit par le gouvernement français à partir du 26 septembre 1939 (l'URSS étant à l'époque allié de l'Allemagne nazie, alors que la guerre contre Hitler est déclarée le 1er septembre 1939), Albert Martin devient responsable du Secours Populaire.

 Militant du parti communiste, interdit par le gouvernement français à partir du 26 septembre 1939 (l'URSS étant à l'époque allié de l'Allemagne nazie, alors que la guerre contre Hitler est déclarée le 1er septembre 1939), Albert Martin devient responsable du Secours Populaire.

Il collecte des vivres qu'il envoie par colis aux résistants emprisonnés. Entre 1941 et 1942, souhaitant s'impliquer davantage dans la Résistance, Albert Martin se rapproche du groupe Front National de Lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France, puis des Francs-Tireurs et Partisans Français, afin de participer à des actions de sabotage contre l'occupant et diffuser des tracts antiallemands. En 1942, il fait partie des résistants qui récupérèrent des explosifs depuis Saint Pierre de Plesguin, pour les transporter vers Rennes. Il cachera des armes et autres matériels de guerre.

À l'automne 1942, face à une résistance bretonne grandissante, tant en effectif qu'en actions, les nazis intensifient la répression. Albert Martin, comme d'autres camarades, est arrêté par la police de sureté allemande, le 29 septembre. Il est emprisonné à la Maison d'Arrêt boulevard Jacques Cartier, et devient un des trente suspects jugés pour terrorisme et communisme à Rennes par le tribunal militaire allemand.

Le 15 décembre 1942,  25 d'entre eux sont condamnés à mort, dont Albert Martin. Au petit matin du 30 décembre 1942, avec les autres les condamnés, Pierre Martin est transféré de la prison Jacques Cartier au stand de tir de la Maltière à Saint Jacques de la Lande. Tous chantent "la Marseillaise" afin de réaffirmer leur foi en la France, bientôt libérée du régime nazi. Ils sont ensuite fusillés, trois par trois.

Pierre Martin est exécuté à 9h42 précisément. Il avait 37 ans. Plus tard, à la Libération, il recevra des obsèques officielles et sera inhumé au Cimetière de l'Est de Rennes, dans le carré des "Fusillés" ou des "Résistants".

Pour lui rendre hommage, le conseil municipal de Rennes nomme en 1957 une rue "Albert Martin", dans le quartier Gare Sud. En 1948, il fut nommé à titre posthume sous-lieutenant dans les Forces Françaises de l'Intérieur pour sa participation à la Résistance Française. Il fut également cité à l'Ordre du Régiment n°346 avec en commentaire : "Contraint de vivre dans l'illégalité dès 1942, il a fait preuve des plus hauts sentiments de courage et de patriotisme. Il a participé à plusieurs opérations de récupération d'armes et d'explosifs, ainsi qu'au transport et au camouflage de ces armes".

Sa veuve reçut pour lui la Croix de Guerre avec étoile de bronze.